Développée « à fleur peau », à partir de la trace laissée par l’homme sur le bois, la sculpture enveloppe le vide et s’ouvre à la lumière.
Concevoir avec le minimum de matière, c’est imaginer une forme dont le regard glisse sur la surface, en continuel mouvement. Dans cette forme, nous ne rencontrons aucune ligne droite, comme dans la structure d’une feuille d’arbre.
Un voile se tend dans l’espace, une ligne comme un trait sur une feuille de papier.
L’entre-deux devient le lieu de la condensation, entre proche et lointain se tisse une relation.
La forme participe pleinement à ce geste d’ouvrir. Elle vrille, passe d’un plan frontal à un plan transversal qui dynamise cette ouverture. C’est une surface en tension qui vibre dans l’espace, tout en recherchant la légèreté d’un voile. La légèreté se densifie, se fige et concrétise les concepts afin de les rendre visibles et présents.
La nature de l’homme est un microcosme. Ce monde vivant végétal minéral qui nous enveloppe et nous protège est chargé de signes.
Révéler la présence humaine, chercher dans cette concomitance un processus de coagulation qui installe le regard dans le paysage.
le passage par des matières comme de la cire liquide qui empreinte les traces du vivant permet d’entrevoir cette mémoire inscrite.